[b]Bonjour Safi, merci pour ta compréhension et surtout pour ta précision apportée à la suite de ma réaction faite au sujet de ta traduction de Ségoubaly. Au fait le Pekane n'est pas une poésie, c'est plutôt un slam, ce qui consiste à concilier la magie des mots à la puissance de la voix humaine, le tout véhiculant la bravour, les moments solonnels, la description, géographique, physique, naturelle, stratégique et les mystère du monde aquatique.
D'ailleurs le Pekane se résume à cette fameuse et mystérieuse mélodie issues des profondeurs des fleuves, emportée par les creus des vagues, amplifiée par le silence des nuits, et finalement confiée et appropriée par les dignitaires voire les notables des soubalbés, pour finalement en faire un symbole voire un pacte avec les vivants de profondeurs aquatiques.
Guelaye Ali FALL, a été investi par les dignitaires soubalbé pour être le porte drapeau de Pekane, grâce à son génie, son talent, son savoir du monde fluvial, et la finesse de sa voix.
Il était aussi un fédérateur de l'ethnie soubalbé, de la comminauté Halpulaaren ou foulbé en général de notre Fouta. Il a aussi bénéficié de moyens modernes telle l'arrivée des médias comme les radios nationales à l'aube des indépendances. Cependant le Pekane a toujours exister depuis l'aube de temps sous forme de poésie traditionnelle, qui n'était décrite qu'aux moments de pêche, de soirée entre pêcheurs, d'affrontement entre les pêcheurs pendant les combats avec les alligators, caïmans et autres, la course des pirogues.
Guelaye a réussi de faire sortir le Pekane de cette forme traditionne et de le faire évoluer vers sa forme d'exploitation actuelle.
Cependant que le chemin à été long et parsumé de difficultés pour Guelaye Ali FALL, pour enfin en arriver là et devenir le fondateur de la grande école du pekane moderne. C'est pour cette raison que j'ai souligné qu'il est très important de traduire le pekane, encore plus (Ségoubaly par exemple), mais surtout de reconstituer le message dans sa vérité historique, afin de faire comprendre l'essens et le fond de ce poême à la fois tragique, héroïque, et symbolique. Ségoubaly est une histoire réelle à la fois symbolique ey magnifique par sa forme poétique mais tragique et douleureuse par son message de fon, elle s'est déroulé à Djeol, le personnage existait, et Dikal témoins de cette histoire à l'époque, la façonnée à la forme d'une métaphore, afin de décrire tout ça, et qui mieux pour en parler, en répandre si ce n'est son élève et fidèl fils nommé Guélaye Ali FALL par le biais de sa belle voix et son sens de la manie des mots qui captent et stimule les auditeurs. Voilà pourquoi, Guélaye commence ainsi dans Ségoubaly: "Ségoubaly, Ségoubaly é Samba, Tout Futa je vous suggère d'écouter l'histoire de Ségoubaly, le meilleur intertèpète de ségoublay, vous le décrit par la puissance de sa magie des mots, car le maître incontesté, celui qui m'a appris, qui m'a transmis, qui m'a confié et finalement m'a autorisé de slamer Ségoubaly, s'appelle Dikal N'DIAYE de Djeol" et il enchaine la suite. Ce passage là ne figurait pas dans votre traduction, donc la source et la valeur de la traduction en sortaient diminunées.
Ma contribution dans l'histoire de Pekane, son aspect culturel et religieux, ses origines et sa transformation professionnelle ainsi que le parcours symbolique de Guelaye Ali FALL, seront bien mentionnés dans mon futur livre dont le titre est: Le Pekane ou la mélodie des fleuves. A titre d'information, Guelaye Ali FALL s'appellait Ali Djeïnel Fall, ce pseudo lui a été atribué pendant la grande et majestueuse cérémonie d'investiture en qualité de l'ambassadeur de la propagation de Pekane et de porte drapeau de Pekne dans le milieu des soubalbés et de Fouta, dieu seul sait que cette soirée à été symbolique par les actes qui s'y sont déroulés, par la marque et la grandeur des dignitaires présents à ce moment et surtout par le consens de rachat de Pekane, pour enfin autoriser notre célébre et unique maître Guelaye Ali Fall d'en faire dans le monde entier. Sa mission a été parfaite.
Vous le saurez davantage dans mon livre. A partir de cette soirée Les dignitaires soubalbés ont autorisé Ali Djeïnel FALL d'utiliser ce fameux nom de scene: Guelaye Ali FALL.
Auteur: Oumar N'DIAYE [b][/b]de Djeol.
** C'est d'une telle richesse que j'en ferai un billet visible demain ou après demain. De ta signature évidemment. Merci infiniment. [/b]
Après lecture faites de certains articles sur le Pekane, c'est -à-dire cette forte et symbolique poêsie pulaar dont les dignitaires incontestés sont les soubalbés voire même une élite des soubalbés.
Les soubalbés constituent une ethnie noble de la comminauté Haalpular, et dont la vie et le pouvoir sont quasimment liés à la magie des grandes étendues d'eau ( fleuve, etang, etc.).
Le Pekane désigne cette poésie relatant la magie fusionnelle exitant entre le monde auqatique et les exploits de la comminauté soubalbé ( tragédie, décor, nature, savoir, magie noire, bravour, etc.). En réalité le Pekane est plus proche de slam que de la poêsie proprement dite.
Le chef dignitaire des subalbé s'appelle le Dialtaabé, ce qui signifie en pulaar "le recours". Il à un rôle très important, celui de distiller, d'aviser, d'informer, d'autoriser, d'interdire et de décider sur toutes les questions qui tournent autour du monde fluvial. Il fait partie de cette Hiérarchie décisonnelle de la chefrerie Halpulaar, au même titre que les Almaamy, ou des Satigui, ou des Farba ou des ardo. Il est craint pour son savoir et sa puissance magique.
Le mot Pekane, vient du mot pulaar Feekaadé, c'est -à- dire Cantonner des mots magiques issus des profondeurs des eaux,d'une haute et belle voix, agréable à entendre pour marquer et éveiller les esprits. D'ailleurs je définis le Pekane comme étant la mélodie mystérieuse du fleuve ( voir mon livre à paraître prochainement: le Pekane ou la mélodie des fleuves). Aujourd'hui le Pekane reste la poésie la plus vivante, la plus partagée, la plus puissante au sein de la comminauté Halpulaar. Cependant des interrogations demeurent sur son histoire, il y'a un flou dans certains récits et écrits, c'est pour cette raison que je choisi d'apporter ma contribution dans ce domaine qui m'est tant cher dans le coeur et dans le sang, ceci à la hauteur de mes enquêtes, mes recherches, et mes rapports d'èlève à la grande et formidable écoute africaine: celle d'écouter, d'interroger, de confronter et voire de déranger parfois cette mane d'informations qui loge dans la fameuse bibliothèque des vieillards africains.
Le pekane dans sa forme traditionnelle a toujours exister depuis l'aube des temps, seulement sa forme d'exploitation professionnelle a été légitememnt confiée à Guelaye Ali FALL, qui disposait de cette belle voix ( un don naturel) capable de toucher tout Halpulaar et en particulier tout Thiouballo. Guelaye a bénéficié de l'arrivée des médias telle la radio, ceci a considérablement donné une ampleur à sa tâche de messie de la poêsie Pekane, contrairement aux poêtes de Pekane d'avant. le pekane traditionnel était representé que par village, ou par famille, ou par saison de pêche voire même par affrontement par clans de pêche. Guelaye a bénéficié d'un autre aspect , celui d'être investi par les grands dignitaires de soubalbé et des premiers représentants légaux de Pekane, pour être officiellement le fédérateur et le porte parole de Pekane dans tout le Futa. Toutes ces raisons font que certains écrits mentionnent que le Pekane se résume avec Guleaye Ali FALL, non il a été investi et en même temps il a su l'utiliser, le façonner, l'évoluer et le hisser au sommet de la poèésie pulaar grâce à son talent, à son génie, et sa belle voix ainsi que par son savoir et finalement par l'appui de la radio pour faire écho de la poésie Pekane. Prochainement je vous écrirai comment est né le Pekane? l'investiture de Guelaye Ali FALL? son parcours? et l'aspect culturel de Pekane d'hier à nos jours?
Auteur: N'DIAYE Oumar Moussa Demba Mamoudou Ciré pâté de Djeol